vendredi 10 juin 2016

SCULPTURES SUR BOIS (HXL)


À demi enfouis sous les feuilles d'un sous-bois, amoncelés sur les bords d'un lac, les membres arrachés des arbres sont condamnés à se décomposer lentement ou à blanchir au soleil. Avant de disparaître, certains lancent sur mon passage un irrésistible appel.

Ici, une forme animale s'est immobilisée, éternellement aux aguets. Là, pour donner chair à un visage, un masque attend les mains de son Pygmalion. Là encore, un mouvement de bras ou un enroulement de torse esquissent leur désir d'une nouvelle vie.

CALAVERA / PIRANHA
26 X 28 cm




TROIS ACROBATES
86 X 20 cm





ÉTRANGE OISEAU
23 X 18 cm



BUSTE À L'ÉTOLE
27 X 11 cm




ENVOL
22 X 28 cm



GORGONE
39  X 39 cm




HOMMAGE À RUTH BERNHARD
40 X 22 cm



HOMME AU FLAMBEAU
54 X 26 cm





IDOLE ARCHAÏQUE
22 X 17 cm




TITAN
19 X 38 cm





50 NUANCES DE GRIS
17 X 25 CM




COQUILLAGE / VORTEX
22 X 23 cm

 



TRUITE À TÊTE DE REQUIN
27 X 34 cm




FAON
40 X 46 cm



CORPS VAGUE
19 X 14 cm




HOMME AU CAPUCHON
5 X 24 cm



LONGINUS
40 X 53 cm




LÀ-HAUT
47 X 11 cm



BOIS EN FLEUR
30 X 7 cm

 



DRAGON
39 X 65 cm




TÊTE HERCULÉENNE
51 X 34 cm




CENTAURE
39 X 24 cm



PEUPLE DU MARAIS
31 X 54 cm






CROCODILE
9 X 88 cm





TATAR VAINCU
50 X 55 cm



TÊTE MACABRE
32 X 10 cm



HOMMAGE À COCTEAU
43 X 43 cm




LUTIN / TÊTE D'OISEAU
11 x 17 cm




ÉCORCHÉ
41 X 40 cm




HOMME AU MASQUE FENDU
62 X 30 cm




DANSEUR
41 X 52 cm



BUSTE AU DRAPÉ
57 X 34 cm




VER À PATTES
56 X 50 cm















































































jeudi 2 juin 2016

MIROIR MAGIQUE


Ce matin, j'ai fait un petit tour au jardin avec un objet en cuivre glané sur une étagère de la maison. Sur la surface légèrement martelée, les maisons alentour, les arbres, la rivière se sont parés de couleurs plus chaudes, ont pris des formes plus floues, plus élastiques.

Où est la réalité ? Dans ce que me montrent directement mes yeux ? Dans ces reflets à l'allure impressionniste ? Peut-être ne faisons-nous qu'évoluer dans un monde d'énergie dont nous ne percevons qu'une infime part, l'essentiel nous restant à jamais inaccessible.




 














mercredi 1 juin 2016

PARURE OU INJURE


Sur nos vies comme sur les choses, le temps passe et laisse des traces. Les murs se délabrent, les tôles rouillent, les peintures s'écaillent, les mousses et lichens couvrent les arbres de leur lèpre. Tout, partout, se couvre inexorablement des signes d'une lente agonie.

Ces blessures pourtant méritent un autre regard. Elles disent des histoires qu'aucune surface lisse, polie ou chromée ne saura jamais refléter. Parfois même elles se font pigment, patine ou enluminure et célèbrent la précieuse beauté de la nature de la vie.


OXYDATION 1 : 
HALOS ET TACHES SUR CUIVRE





OXYDATION 2 : 
IRRUPTION COLORÉE SUR FONTE ET BÉTON





OXYDATION 3 :
FER RONGÉ, TORTURÉ, SUBLIMÉ



CALCINATION :
FOUDROYÉ ET TOUJOURS DEBOUT




COLONISATION :
RANDONNEUR, OUVRE LES YEUX




CRAQUELAGE :
PORT LLIGAT, PORTE ... SURRÉALISTE



DESSICATION :
LA NATURE DRESSE SON CHEVALET 
SUR UN TRONC BLANCHI AU SOLEIL




DÉFORMATION :
DISGRACIEUSE POUR LE JARDINIER,
PRÉCIEUSE POUR L'ÉBÉNISTE




CONCRÉTION : 
RUISSELLEMENT ET PÉTRIFICATION 
SUR UN VIEUX PARE-BRISE